Protection contre le froid

Films et voiles de culture

La gamme de ces produits ne cesse de s’élargir et de se spécialiser avec des performances accrues. Pour répondre aux mieux à nos attentes, quelques informations, que nous allons tenter de résumer, sont nécessaires pour orienter notre choix.

Ils peuvent se classer en quatre catégories suivant les objectifs recherchés :
- réalisation de serres,
- protection hivernale,


- forçage et croissance des cultures,
- paillage des cultures.
RÉALISATION DE SERRES

Dans ce cas, la couverture de structures, généralement métalliques, s’effectue avec un film de polyéthylène d’une épaisseur de 200 µ à haute transmission lumineuse et à fort effet thermique.
PROTECTION HIVERNALE

-  Film d’isolation à bulles (deux feuilles de polyéthylène)

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Application :
- par son fort pouvoir isolant, il sert à renforcer l’isolation des serres, des vérandas, des châssis et des tunnels de culture,
- comme enveloppe de protection pour des arbustes exotiques et fragiles (Lauriers roses, Palmiers, Bananiers, etc.),
- pour protéger des plantes sur un balcon,
- pour être réutilisé.

-  Voile d’hivernage non tissé (polypropylène non tissé – 30 g/m²)

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Application :
- il protège les arbustes et les jeunes plants du vent froid, des gelées, de la neige et de la grêle,
- sa structure non tissée laisse respirer les plants,
- très léger, le voile protège en douceur et n’endommage pas les bourgeons et les jeunes pousses,
- le micro-climat créé favorise la reprise de végétation,
- il est particulièrement recommandé pour les endroits exposés au vent (balcons, terrasses, jardins, etc.).

Mode d’emploi :
- envelopper totalement les parties sensibles (feuillages, branches portant des bourgeons et fleurs),
- dès que les risques de gelées disparaissent, retirer le voile pour permettre une bonne floraison,
- pour certains arbres fruitiers fragiles (par exemple le Pêcher), le voile peut être remis la nuit, même pendant et après la floraison.

Végétaux concernés :
Arbre de soie, Eucalyptus, Fuchsia, Laurier-rose, Lilas, Magnolia, Mimosa, Oiseau de paradis, Palmier, Rhododendrons, Amandier, Abricotier, Bananier, Citronnier, Oranger, Pêcher, Géraniums, Caméllias... et toutes plantes exposées.
FORÇAGE ET CROISSANCE DES CULTURES

Les films proposés permettent un gain de précocité de deux à quatre semaines pour les cultures suivantes : ail, aubergines, carottes, chicorées, choux, choux-fleurs, cornichons, courgettes, échalotes, épinards, fraisiers, haricots, laitues, mâche, melons, oignons, pois, pommes de terre, poivrons, radis, tomates, etc.

Ils peuvent se diviser en deux catégories :

A) Ceux destinés à la confection de tunnels sur arceaux

-  Film de forçage maraîcher (polyéthylène 70 µ). Résistant il peut être utilisé toute l’année.

-  Film de forçage thermique (polyéthylène 50 µ).

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Mode d’emploi :
- pour une efficacité optimale il faut constituer un tunnel avec des arceaux qui ne blessent pas le film,
- il est conseillé d’enterrer le film sur le côté nord-est du tunnel qui est le plus froid,
- pour aérer et arroser, relever le film en le faisant glisser sur les arceaux sur le côté ensoleillé,
- aérer régulièrement dans la journée dès les premières chaleurs.

Application :
- ils se prêtent avantageusement à la protection hivernale des cultures,
- ils permettent de semer plus tôt dans la saison,
- ils permettent, par le micro-climat créé, un gain de précocité,
- ils procurent, en évitant les fortes variations de température, aux légumes les conditions idéales de développement.

B) Ceux qui seront appliqués sur le sol dès la réalisation du semis

-  Film de croissance perforé (polyéthylène 50 µ - 500 trous/m²)

-  Voile de croissance (polyéthylène non tissé – 17 g/m²)

Mode d’emploi :
- en bâche à plat,
- très légers ils se posent directement dès le semis des graines effectué ; le développement des plantes les soulèvera au fur et à mesure de la croissance,
- les maintenir (sans les tendre pour ne pas abîmer la culture) en recouvrant les côtés de terre, de pierres ou de rondins de bois,
- le film de croissance perforé peut également être utilisé en tunnel sur arceaux.

Application :
- en créant un micro-climat, ils activent la croissance des végétaux et assurent une récolte abondante,
- perméables à l’air et à l’eau, ils permettent une aération régulière et facilitent l’humidification et l’arrosage des cultures,
- pour la culture des pommes de terre, l’utilisation en bâche à plat est particulièrement recommandée,
- ils protègent les jeunes plants du froid, des pluies battantes et de la grêle,
- ils constituent, de plus, une barrière efficace aux incursions des insectes et des oiseaux.

-  Housse de croissance “spécial tomates”

C’est un film de croissance perforé confectionné en gaine d’un diamètre d’environ 38 cm.

Mode d’emploi :
- couper dans la gaine les longueurs de housse (environ 1,7 m) correspondant à la taille du tuteur +15 cm,
- enfiler la housse sur le tuteur et le plant,
- fixer l’extrémité supérieure sur le tuteur à l’aide d’un lien ; vérifier que la partie inférieure de la housse repose bien sur le sol,
- les plants doivent être espacés de 40 à 50 cm.
PAILLAGE DES CULTURES

Le “paillage” facilite l’entretien et améliore le développement des cultures. Il s’utilise pour les cultures maraîchères et les plantations arbustives.

1. - LES CULTURES MARAÎCHÈRES

Pour cet usage nous trouvons :
-  Film pour fraisiers (polyéthylène 40 µ couleur noire),

-  Micropore paillage (polyéthylène 65 µ - structure micropore – longue durée – traité anti UV – couleur noire),

-  Film toutes cultures (polyéthylène 35 µ - couleur noire).

Mode d’action :
- ils procurent le développement optimal des fraisiers et des légumes,
- grâce à leur opacité, ils éliminent le développement des mauvaises herbes,
- ils emmagasinent la chaleur émise par le soleil au cours de la journée ; la nuit, ils limitent considérablement le refroidissement du sol : la régulation thermique favorise la croissance,
- ils préservent l’humidité du sol et permettent ainsi d’économiser l’eau,
- en évitant le contact avec le sol, ils assurent la propreté des productions,
- de plus, le film “toutes cultures” par une micro-perforation assure l’aération et l’humidification du sol.

Mode d’emploi :
- bien préparer le sol pour ne pas gêner la pose du film,
- bomber légèrement la zone de plantation et créer un sillon sur le pourtour de cette zone,
- déplier le film sur la surface prévue ; enterrer le film sur un premier côté, le tendre en recouvrant le second côté,
- pour la plantation, inciser le film en forme d’un Y ; espacer les plants de façon régulière.

Cultures concernées :
aubergines, céleris, chicorées, cornichons, courgettes, échalotes, fraisiers, laitues, melons, tomates, etc.

2. - LES PLANTATIONS ARBUSTIVES

Sont employées à cette fin :
-  Toile de paillage “spécial paysages” (toile de polypropylène tressée – traitée anti UV – 100 g/m² - couleur verte),

-  Toile de paillage “spécial haies” (polyéthylène 50 µ - résistance équivalente à 80 µ - film coextrudé deux couleurs : recto vert, verso noir),

-  Micropore paillage (polyéthylène 65 µ - structure micropore - longue durée – traité anti UV – couleur noire) déjà cité.

Mode d’action :
- elles conviennent pour la couverture de sols en pente ou talus,
- elles créent les conditions optimales de développement des arbres, arbustes et haies en favorisant le réchauffement racinaire,
- leur structure permet à l’air, à l’eau et aux éléments fertilisants d’atteindre les racines,
- elles empêchent le développement des mauvaises herbes et limitent ainsi l’entretien,
- elles évitent le tassement et le ravinement de la terre.

Mode d’emploi :
Voir les films pour cultures maraîchères.

Végétaux concernés :
Aubépine, Cognassier du Japon, Forsythia, Noisetier, Buis, Fusain, Laurier-tin, If commun, Hêtre, Charmille, Cyprès, Thuyas, Acacia, Charme, Chêne, Peuplier, etc.

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Un article de Michel Le Pottier et Georges Bertrand

Arrosage par micro irrigation

L’arrosage des jardins par micro-irrigation

L’arrosage de vos plantes dans le jardin par la micro-irrigation est idéal pour un arrosage économique, sans difficulté et facile à monter soi-même.

L’arrosage automatique permet d’arroser vos plantes par le biais d’un simple réseau de tuyaux étroits et de goutteurs ou d’asperseurs dissimulés dans le jardin. Le réseau est contrôlé manuellement ou avec un programmateur.

Il en existe plusieurs dans le commerce avec des qualités bien différentes, surtout sur la longueur du réseau :
- le goutte à goutte,
- le microporeux,
- les micro-asperseurs.
Le goutte à goutte

se trouve soit :

- en kit complet avec une centrale de débit et des goutteurs, espacés d’environ 30 cm, incorporés dans le tuyau avec un débit de 2, 3 ou 4 l/heure.
Dans ce système, deux modèles existent :
- le tuyau doit être posé sur la terre et les goutteurs bien dégagés au dessus,
- le tuyau peut être recouvert d’un paillis (écorces de pin, cacao, paillettes de lin, cosse de sarrazin, chanvre, etc.)

- le goutte à goutte peut être aussi monté soi-même.
Pour cela, il faut du tuyau de 13 ou 14 mm, une centrale d’irrigation et des goutteurs que l’on placera dans le tuyau juste en face de la plante à arroser.
Ceci a pour avantage de choisir un goutteur par rapport au besoin de la plante.
Les goutteurs débitent 2, 3 ou 4 l/heure, mais vous pouvez aussi opter pour des goutteurs réglables de 2 l à 20 l.
Avantage important car les plantes d’un même massif n’ont pas toutes les mêmes besoins.
Les longueurs de tuyau peuvent atteindre 80 m en linéaire et plus de 200 m en circuit bouclé.
Le système microporeux

est plus simple à installer puisque l’eau suinte sur toute la longueur avec un débit de 9 l/mètre-linéaire et à l’heure.
Mais on est limité à 30 m de longueur, sinon il faut mettre des T un peu partout afin de boucler complètement le système.
Les micro-asperseurs

permettent des arrosages aériens afin de mouiller le feuillage des plantes ?
Ces petits asperseurs couvrent 2 m de rayon, utilisent 55 l/h et couvrent soit 90°, 180° ou 360°.

Dans les jardineries, le matériel ne manque pas pour réaliser soi-même son réseau de micro-irrigation : goutteur fixe, goutteur automatique, mini asperseur, micro jet, etc.

 Michel Le Pottier

Arroser son jardin judicieusement

Comment faut-il arroser judicieusement son jardin ?

Bien arroser, c’est arroser à bon escient.
Même par temps de canicule, il ne sert à rien d’arroser quotidiennement son jardin


Seules les plantes en potées ou jardinières doivent être abondamment abreuvées matin et soir.
En pleine terre, lorsque l’on arrose chaque jour, on ne donne que peu d’eau à la fois.
Celle-ci s’évapore ou reste en surface, sans descendre aux racines.
Le résultat pour les plantes est donc nul, et même nocif, car elles vont développer de fines racines tout près de la surface du sol, et non pas en profondeur.
Elles deviennent alors très fragiles et sensibles au moindre oubli d’arrosage.
La règle d’or : le 10 X 10

Toutes les plantes, gazon compris, préfèrent être complètement imbibées une fois tous les huit à dix jours, plutôt que de recevoir de légers arrosages quotidien.
La règle moyenne est celle du “10 X 10” : 10 litres d’eau par m² tous les 10 jours.
Cette quantité, et la fréquence, doivent être modulées en fonction de la nature de votre sol, selon qu’il retient bien ou mal l’eau.
Enfin, n’oubliez pas qu’une jeune plante, ou arbuste planté de l’année, comme un Rosier, réclame beaucoup plus d’eau que ses congénères adultes.
Bon à savoir :
“Un binage vaut deux arrosages”

- Le décroûtage de la surface du sol permet d’aérer la terre (les racines respirent) mais aussi de diviser par deux l’évaporation de l’eau.
Binez avant d’arroser et non inversement.

- La couverture du sol autour des massifs, arbustes et plantes grimpantes par un “paillis” est très efficace pour garder la terre fraîche et humide et réduire ainsi les arrosages.
On peut utiliser indifféremment de la paille, des tontes de gazon séchées ou encore des écorces de pin vendues en sac.
Étalez sur 10 cm d’épaisseur.
Faut-il arroser le matin ou le soir ?

Cela dépend des saisons.

- Jusqu’à la fin du mois de mai, les nuits sont encore fraîches : il est donc conseillé d’arroser le matin, le plus tôt possible (mais pas dans une gelée blanche tout de même).

- En été c’est l’inverse : l’évaporation est telle dans la journée que les plantes n’en profiteraient pas. Il faut donc arroser le soir, de préférence juste avant la nuit.
Que faire quand une plante a eu très soif ?

- S’il s’agit de plantes fleuries, commencez par ôter toutes les fleurs fanées ou ouvertes.
Si des tiges sont jaunes ou flétries, coupez à ras.
Binez le sol puis arrosez par aspersion, jusqu’à ce qu’il soit détrempé.
Recommencez deux fois par semaine, jusqu’à ce que de nouvelles pousses pointent.
Reprenez alors un rythme normal d’arrosage.

- S’il s’agit d’un jeune arbre ou d’un arbuste, creusez une légère cuvette autour de son pied, placez l’embout de votre tuyau d’arrosage et laissez couler un mince filet d’eau toute la nuit.
Ne coupez aucune branche pour l’instant, mais attention, un nouvel oubli d’arrosage lui serait fatal.
Faites…

- Arrosez toujours vos plantes, fleurs et arbustes au pied.
Plus vous mettez directement sur une plante, plus vous risquez de l’abîmer.

- Arrosez toujours votre pelouse avant tout traitement.
Les produits chimiques, engrais ou désherbants sélectifs, doivent être rapidement absorbés pour ne pas griller la surface du gazon.
Ne vous contentez pas de la rosée.
Ne faites pas…

- Ne réglez jamais l’embout de votre tuyau d’arrosage sur “jet puissant”.
Les fleurs, les racines et la terre elle-même ne peuvent supporter un tel traitement.
Pour vos plantes fleuries, utilisez de préférence un arrosoir traditionnel muni d’une pomme.

- Lorsque vous arrosez la pelouse, n’arrosez pas le feuillage des Rosiers en même temps.
Répété régulièrement, le soir, en été, un tel arrosage favorise l’apparition des maladies, notamment le “marssonia” : les feuilles noircissent et tombent.

- N’arrosez jamais en plein soleil.
Les gouttelettes d’eau sur le feuillage forment un effet “loupe”.
Les rayons du soleil se concentrent sur la goutte et provoquent des brûlures.

Extrait d’un document édité par la CISE – 36/38 rue de la Princesse – B.P. 432 – 78432 Louveciennes Cedex

Technique de compostage en andain

Technique de compostage en andain

compost andain1

compost andain2

 

Le compost : matériaux utilisables

LE COMPOST : MATERIAUX UTILISABLES

Matériaux utilisables pour le compostage au jardin

Le compost au jardin n’est optimal que si on réalise un mélange de matériaux de natures différentes et complémentaires.

Les critères qui doivent être représentés sont :

-         des substrats grossiers (G)

-         des substrats fins (F)

-         des substrats secs (S)

-         des substrats humides (H)

-         des substrats riches en azote (N)

-         des substrats riches en carbone (C).

Exemple : la paille (GSC) est parfaitement équilibrée par l’herbe (FHN).

Liste alphabétique des matériaux utilisables ou non pour le compostage au jardin

           MATERIAUX SUBSTRATS

GROSSIERS

     (G)

   FINS

   (F)

SECS

   (S)

HUMIDES

     (H)

RICHE EN AZOTE

   (N)

RICHE EN

CARBONE

     (C)    

Aiguilles de conifères :

Fournissent un humus acide.

Bonne utilisation comme paillis de plantes tolérantes (framboisiers, fraisiers...)

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Algues et plantes marines :

Laisser dessaler à la pluie.

Apportent de précieux oligo-éléments.

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Algues et plantes d'eau douce :

Souvent très riches en azote comme les lentilles d'eau. On peut les utiliser directement comme engrais organique azoté.

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Bois de taille et broussailles :

Ne compostent bien qu'après broyage. Sinon, les recycler au criblage. Pouvant composter à part (Technique des composts Templiers).

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Cendres de bois :

Engrais minerai riche en potasse, phosphore, chaux et

oligo-éléments. (action alcalinisante). Eviter les cendres de bois traités, plastifiés ou peints (résidus).

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Chiffons et textiles :

Ne compostent que les produits 100% naturels : coton, lin, jute, chanvre (C), laine, soie (N). Proscrire toutes les fibres synthétiques, qui ne compostent pas.    

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Copeaux, frisures de bois :

En petites quantités. Proscrire les bois traités ou peints (Inhibition des microorganismes).

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Coques et noyaux de fruits:

Matériaux lents à composter, mais utilisables.

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Coquilles : (oeufs, escargots huîtres) (Ca) Très difficilement attaquées, ce sont des amendements calcaires et des réserves d'oligo-éléments chez les coquillages marins.

Corne, crin, laine et poils, plumes, ongles, sabots :

Engrais organiques riches en azote, à dégradation lente (effets prolongés sur les sols). Broyage conseillé.

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Déchets de table et de cuisine :

Tri à la cuisine et stockage dans la poubelle à compost. Eviter les fruits tropicaux, écorces d'agrumes (oranges, citrons traités au diphényle-thiabendazole...) et épluchures de pommes de terre traitées à l'anti-germe. Eviter les déchets douteux.

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Ecorces :

Les écorces broyées sont de bons substrats. Les écorces liégeuses sont difficiles à composter.

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Excréments (humains) :

A éviter dans le jardin. Voir Biotoilettes

Excréments (animaux de compagnie) : Chats, oiseaux. Les litières sur sciures prêtes à l'emploi sont riches en minéraux. On ne les utilisera que si l'on maîtrise vraiment bien la technique du compostage pour obtenir l'effet hygiénisateur (milieu aérobie, température partout supérieure à 65°C ce qui est rarement le cas dans un compost de jardin) car présence de parasites et de germes pathogènes transmissibles.

Feuilles :

Fraîches :

Sèches :

Substrat abondant à utiliser. Chaque espèce présente des caractères différents. On évitera les feuilles inhibitrices (noyer, certains saules, espèces exotiques …). On peut composter ou brûler les feuilles malades des arbres fruitiers pour éviter la dissémination de certaines maladies (tavelure du pommier…).

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Fientes de volailles :

Engrais très riche en azote. Très bon équilibrant de (G.S.C.).

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Fleurs fanées, foin et herbes :

Déchets végétaux à composter, on s’attachera à obtenir une bonne montée en température (par une mise en compostage en une seule fois) pour détruire les graines adventices.

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Fougères :

Faciles à collecter, riches en potasse et minéraux.

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Fumiers :

G, H équilibre C-N Le meilleur substrat au jardin.

-         Fumiers "chauds" : cheval, mouton, lapin, chèvre.

-         Fumiers "tièdes" vache, porc

A composter car contiennent des graines de mauvaises herbes. Eviter tous les fumiers et lisiers d’élevages intensifs (Antibiotiques, sulfamides, présence de Zn et Cu)  

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Marcs : (fruits, cafés, thés…)

Riches en sucres, très fermentescibles, démarrent bien la montée en température.

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Mauvaises herbes (Variable) :

Eviter les plantes grainées et le "coriaces". Un bon système, laissez-les sécher à part, utilisez-les ensuite comme du foin.

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Métaux :

A éviter pour les blessures et piqûres (tétanos). On pourra rajouter l’eau rouillée pour apporter du fer et des oligo-éléments.

Minéraux :

Tous les minéraux naturels, tels que poudres de roches, dolomie, maerl, lithothamne, phosphates, craies phosphatées, nitrates du Chili...peuvent être rajoutés pour équilibrer le compost.

Mousses :

Matériau allégeant intéressant, mais pauvre (identique à la tourbe).

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Ortie :

Bon activateur de compostage, surtout en purinage.

Os :

On doit tous les mettre car riches en calcium, phosphore. Broyés finement ou non, ils finissent par devenir friables et se décomposer dans le sol.

Pailles et rafles :

Matériau carbone type, bon précurseur des humus. Eviter les pailles traitées (herbicides très rémanents).

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Papiers, cartons et tissus cellulosiques: (ouate, mouchoirs, essuie-tout, papier hygiénique non coloré)

Riches en celluloses. Les papiers de pâte mécanique contiennent de lignine. Eviter toutes les parties colorées (pigments avec métaux lourds). L’encre noire est inoffensive, elle ne contient en général que du carbone.

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Plastiques :

A éviter sous toues les formes, en particulier fines. (Les poussières ne doivent pas se trouver dans la poubelle compost).

Résidus de récolte du potager et d'entretien du jardin :

Substrats de base du compost au jardin : trognons, fanes, pieds fanés, éclaircis … Attention au recyclage des maladies des plantes. Si peu de montée en température, attendre longtemps (plus de 6 mois). En cas de doute, incinérer en conteneur et recycler les cendres.

Urines et purins :

Riches en azote, à stocker en bac pour purinage du compost ou des sols.

Vases, boues :

Utilisables si non toxiques (bien en connaître l’origine).

X X X

Avant toute opération de compostage, il faut effectuer un tri.

Les matériaux à éviter sont les matériaux :

-         de mauvaise décomposition naturelle (toxicité naturelle),

-         pollués (métaux lourds, composés organiques pesticides ou non dégradables),

-         ou contaminés (pathogènes, parasites).

Le broyage doit permettre de défibrer au maximum les branches, broussailles et pailles.

- Le principal problème est de concilier le compostage de deux types d'apport différent en nature

   et en quantité :    

- les déchets de la maison produits régulièrement et en faible quantité,

- les déchets du jardin produits de façon saisonnière et en quantité variable.    

  

- Le principe consiste à garder en réserve des déchets grossiers, secs et riches en carbone pour

stabiliser par mélange les déchets frais.

Les déchets grossiers doivent permettre à la fois d’assurer l’équilibre biochimique avec les déchets frais, mais aussi et surtout, de donner une porosité au mélange (circulation de l’oxygène et de l’eau).

Pour «dynamiser » un compost, garder du vieux compost pour ensemencer le nouveau.

Si l’on a peu de matériaux structurants (tailles, écorces, cartons ondulés …), on peut améliorer l’aération et donc le compostage en créant des cheminées d’aération en plantant régulièrement des bambous dans le compost (technique chinoise).

Appréciation du niveau de qualité d’un compost :

Un compost brut (après la phase de montée en température) continue à fermenter lentement (phase d’humidification).

Il faut laisser cette maturation se faire sinon on risque des dégagements d’ammoniac si le produit est riche en azote, ou une « faim d’azote » si le produit est riche en carbone.

Les critères d’un compost mûr :

*Odeur d’humus de forêt (car procédé naturel).

*Si production de chaleur lorsqu’on humidifie le compost et qu’on le brasse, c'est que le produit  

n'est pas fini.          

Conférence de Pierre-Yves Tourlière, des 4 Vaulx-jardin à Corseul (22)