Les rosiers (8 avril 2015) conférence de Bernard NOUTEAU

roseraie de vendée

 

Descendant de 7 générations de pépiniéristes, il a été important pour Bernard
NOUTEAU de trouver un autre chemin. En 1990, il a créé en Vendée une roseraie
de bord de mer dont le maître mot serait l’adaptation aux contraintes d’un
environnement plutôt difficile.
Opération réussie : par la sélection des variétés, sans traitement, peu ou pas
d’arrosage, il propose un jardin de quelques hectares que l’on visite et qui étonne
par ces rosiers exubérants qui s’élancent dans les pins et les bambous...
Notre rosiériste a donc entrepris de nous rappeler ce matin des principes de
base que l’on a souvent oubliés et applicables à toutes les plantes.
1/ l’arrosage
Les maladies les plus fréquentes étant d’origine cryptogamique ( champignons ),
la première mise en garde est pour l’arrosage du soir, catastrophique à son avis.
Arroser le matin = 1h de risques
Arroser le soir. = 8 h de risques !!
2/ l’aération
C’est le confinement qui favorise la venue des parasites. Il faut donc aérer le plus
possible, par la taille, éliminer les branches intérieures, choisir un oeil à
l’extérieur pour raccourcir.
3/ une taille tardive ( fin mars) pour éviter les maladies sur les feuilles
naissantes occasionnées par le froid et l’humidité.
4/ Arquer les branches pour faire monter la sève et obtenir plus de fleurs
On peut aussi mélanger les variétés.
5/ Pour les fourmis, éleveuses de pucerons, essayer le marc de café, la
cendre de bois, les peaux d’agrumes...
6/ autres insectes et compagnie...
Les cochenilles, une brumisation de lait ! ( 1 verre de lait pour 4 verres d’eau )
Pour les pucerons, les recettes sont nombreuses et connues de vous pour la
plupart : savon noir, huile, purins, tabac...
7/ sarcler, biner, pailler
Laisser la terre respirer un peu avant de la couvrir de paillage pour l’été.
8/ l’engrais est plus nécessaire après la floraison. Éviter le dopage.
9/ la taille : 50% des rosiers ne se taillent pas comme les rosiers couvre-­‐sol.
Pour les grimpants, couper le bois mort, les tiges fleuries et les branches chétives
suffit largement.
Conclusion. Si vous voulez de beaux rosiers, choisissez la bonne variété,
adopter ces principes simples, soyez patients, laisser la nature trouver son
équilibre...

Danièle GAY