Visite dans le Finistère (Mars 2014)

Départ en co voiturage matinal pour se rendre à Briec de l’Odet ou se trouve le mythique jardin ou plutôt le domaine des hellébores de Marie-Thérèse. Ce n’est pas notre première visite, c’est une forme de pèlerinage et chaque fois c’est

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l’émerveillement devant le spectacle de ces milliers d’hellébores en fleurs. Des blanches, des roses plus ou moins foncés, des rouges, des jaunes ( spécialité maison) des noirs, pardon ardoise, simples, doubles, picotés, tous ( accord au masculin) issus de la patience et de l’énorme travail de semis et d’hybridation que Marie Thérèse maitrise avec brio.

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C’est tôt dans la saison pour visiter les jardins, mais celui-ci doit l’être à cette période de l’année pour les hellébores, pour les camellias rassemblés par dizaines dans des massifs harmonieux. Les rhododendrons vont illuminer le jardin de fin mars à juin et je découvre ici une collection importante d’acer japonais soigneusement étiquetés lorsque l’identification est reconnue mais aussi pourvu d’étiquettes mentionnant forme et couleur de feuillage avant identification pour les plants issus de graines glanés d’ici et là, voire issu d’une hybridation maison. Le jardin sera encore très beau en automne. Merci à Marie-Thérèse pour avoir partagé avec nous cette passion.

LE JARDIN DU PRIEURE DE LOCMARIA - QUIMPER

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Derrière la faïencerie Henriot de Quimper se trouve un jardin public médiéval, le jardin du prieuré de Locmaria, extraordinaire surtout quand sa visite est commentée par un de ses créateurs, Fanch le jardinier herbologue. C’est un puits de savoir sur le nom des plantes utilisées dans ce jardin, en latin, en Breton du Finistère et même celui du Morbihan. Les jardins monastiques devaient répondre aux prescriptions de Charlemagne transmises dans le Capitulaire de Villisprieu6

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C’est ainsi que l’on retrouve dans ce jardin de moine la majorité des simples qui sont à la fois des plantes médicinales et des plantes alimentaires et/ou aromatiques. On distingue plusieurs sections différentes dans le jardin monastique clairement ordonné et organisé : l’herbularius où vivent les simples, l’hortus : le potager,  le viridarium: le verger ainsi qu’un espace réservé aux plantes tinctoriales.

Yannick DERRIEN