Abris de culture (25 Avril 2015)

LES ABRIS DE CULTURE DANS LES POTAGERS BRETONS

Conférence de Yannick DERRIEN

Chacun d’entre nous a vu de magnifiques pieds de tomates très prometteurs complètement anéantis en 24h. Avec ou sans traitement à la bouillie bordelaise, avec ou sans orties broyées au fond du trou de plantation. En se disant, l’an prochain je ferai le nécessaire pour éviter ça!

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Ce qui m’a amené à observer autour de chez nous pour voir ce que font les autres, et là, je découvre des jardiniers inventifs et leurs drôles d’abris et aussi des solutions du commerce

A PROPOS DES ABRIS DE CULTURE

Il faut tout d’abord différencier les abris de culture des serres et tunnels de production qui sont des pièges à chaleur qui bénéficient de « l’effet de serre » décrit par le physicien et mathématicien joseph FOURIER 1768-1830. Contrairement aux serres et serres-tunnels, les abris de cultures sont très ventilés et servent de parapluie en quelque sorte.

LES ABRIS DE CULTURE

Les ouvertures latérales favoriseront le passage des insectes polinisateurs ou même le mouvement des plants qui favorise la pollinisation. Les plantations bénéficient d’une alternance de température diurne/nocturne qui endurcie les plantations. Toutefois, leur utilisation sera limitée de mi avril à fin octobre

Pourquoi utiliser des abris de culture en Bretagne

Pour protéger les plantes des intempéries, pour anticiper les récoltes et les prolonger, pour créer un microclimat favorable au développement de légumes originaires des pays chauds, enfin, pour cultiver des légumes sensibles aux maladies provoquées par un excès d’humidité.

Ils seront fixés à un mur ou déplaçables. Venant du commerce ou en auto construction. Leurs tailles seront adaptées aux besoins du jardinier. En principe, ce sera une protection verticale qui empêchera les pluies de mouiller les feuillages et ainsi de créer les conditions idéales pour empécher le développement de maladies cryptogamiques. Ils favoriseront un microclimat qu’affectionnent particulièrement les tomates, concombres, aubergines. Attention aux cultures associées, la tomate ne fait pas bon ménage avec le conconbre, surtout sous le même toit, l’une sobre comme un chameau, l’autre assoiffé comme un trou.

L’EMBARRAS DU CHOIX

Le tunnel de forçage souple

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Pas cher, 10 à 15€, mise en place facile, pensez à l’aération sinon gare à la combinaison chaleur/humidité.Limite la taille de développement vertical des plantes.

Le tunnel de forçage rigide

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  •        Mise en place très facile, ne pas oublier de les fixer au sol, opération d’aération facilitée, inconvénients: coût, stockage, développement vertical des plants limité du à leurs faible dimensions. Environ 60€ le m² et prévoir le lieu de stockage.

Le chassis Nantais

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  •        Pas approprié à la culture de plants importants mais plutôt réservé aux petits plants et semis.en bois et verre et aussi métal et polycarbonate, compter environ 70€ unité

Les cloches et cônes de croissance

CLOCHES

 

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Réservés aux petits jardins et à certains légumes. Le plastique a remplacé les bonnes vieilles cloches en verre.

Les housses de croissance ou housses à tomates

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Les housses ont bien un effet de serre mais la condensation y est importante, ce que n’aime pas la tomate. En non tissé ou plastique perforé! De 60 à 75 cm de diamètre, avec ou sans cerceaux. 8 à 14€ les 10m

Les toits à tomates de la débrouille

Protection verticale mais pas latérale ou faible, toutes les solutions individuelles sont permises, du jardin de Rocambole aux jardin de la Chartreuse en passant par l’Alsace chez Marguerite et plus proches de nous les expériences de Yan et Georges.

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Les toits à tomates du commerce

On ne s’amuse pas, c’est du sérieux, c’est un budget de 60 à 1000€. Mais pour ce prix là, les arceaux sont de 32mm en galva et la toile est du 200 voire 300µm bien ventilés mais aussi avec option de fermeture., nous y viendrons certainement par raison mais la poésie ne sera plus là.

 

  • Yannick DERRIEN