Les associations de culture

Les associations de culture

Toutes les plantes : légumes, fleurs ou fruits sont sensibles au voisinage des autres espèces végétales. Ce voisinage peut être néfaste mais est le plus souvent bénéfique.

Il répond à des facteurs pouvant être expliqués scientifiquement mais aussi résulte d’observations ou de dictons populaires.
Ces compagnons de culture agissent pour favoriser la pollinisation en attirant les insectes mais également comme répulsif pour éloigner les parasites. Beaucoup de ces végétaux aident les plantent fruitières à se procurer les matières nutritives du sol par leurs nodosités mais peuvent aussi émettre des sucs ou des toxines qui attirent ou refoulent les insectes. D’autres plantes ont la réputation de favoriser la transmission de maladies à des espèces voisines.
Tout ne peut pas être expliqué rationnellement mais les nombreuses observations permettent de dégager quelques règles qu’il est intéressant de connaître et de mettre en pratique.

- Les tomates
doivent être plantées à l’écart des pommes de terre car celles-ci sont sujettes au mildiou mais par contre la présence d’œillets d’Inde, de basilic, de carottes, d’oignons, d’ail et d’asperges est bénéfique. Dans les serres les oeillets d’Inde préservent les tomates des aleurodes. La corbeille d’argent attire les insectes pollinisateurs.

- Les poivrons
exsudent une substance fatale aux pourritures dues aux fusariums et bénéficient de la présence des tomates.

- Les aubergines
bénéficient de la présence des petits pois, des haricots, de l’estragon et du thym.

- Le melon
ayant besoin des mêmes conditions de chaleur et d’humidité que le concombre, ces deux plantes se pollinisent mutuellement. On dit que les graines de volubilis ajoutées à celles du melon améliorent la germanisation. Le melon aime ramper sous les maïs sucrés et le tournesol. Il ne prospère pas près des pommes de terre.

- Le concombre
de serre se plait avec le melon, la tanaisie et l’aneth. En plein air, il apprécie d’être près des petits pois, des haricots, des carottes ou des radis mais il n’aime pas la présence des pommes de terre et des herbacées vigoureuses.

- La pastèque
s’accommode de la présence des pommes de terre et rampe à leur côté avec succès.

- Les courges :
pâtissons, citrouilles, courgettes, etc... n’aiment pas les pommes de terre mais on peut les planter près des petits pois ou des haricots, elles réussissent bien sous les maïs sucrés.

- La vigne
réagit très bien à la présence d’asperges. Des œillets d’Inde sous les vignes découragent les aleurodes. La vigne profite de la proximité des ronces, de la sauge, de la moutarde et de l’hysope mais elle est inhibée par les choux, les radis, les euphorbes et même les lauriers.

- Les fraisiers
bénéficient de la présence d’haricots, d’oignons et de bourrache. Ils apprécient une couverture d’aiguilles de pins. Un amendement d’engrais vert à base de soja évite la pourriture des racines.
La présence d’orties est bonne pour le groseillier et le cassissier. Mais on évite parfois de cultiver le cassissier car il héberge la rouille de certaines espèces de pins.

- Les framboisiers
aiment la présence de l’ail, des soucis, des tanaisies et même de fraisiers s’ils ne sont pas dessous. Par contre les pommes de terre plantées à proximité deviennent plus vulnérable au mildiou.

- Les pommiers
rendent les pommes de terre sensibles au mildiou. Ils tirent bénéfice de la présence d’alliums comme la ciboulette. Les capucines plantées à proximité éloignent les pucerons lanigères. On estime que la présence d’orties séchées aide les fruits à se conserver. La plupart des variétés de pommiers étant auto stériles, il convient de planter plusieurs variétés sur le même site pour obtenir une bonne pollinisation.

- Les poiriers
sont gênés par la présence de gazon.

- Les pruniers
Une culture d’ail autour des pruniers est efficace contre les charançons mais par contre il ne faut par cultiver des anémones à proximité car elles hébergent la rouille du prunier. Les prunes reines-claudes se plaisent à l’abri de plus grands pruniers, du côté bien exposé.

- Les abricotiers
Près d’un abricotier, il ne faut pas planter de tomates, de pommes de terre ou de l’avoine mais de l’ail et de la ciboulette.

- Les pêchers
Comme beaucoup d’arbres fruitiers, les pêchers bénéficient de la présence d’ail et de ciboulette. La proximité d’orties a la réputation d’empêcher les fruits de moisir.

- Les cerisiers
se cultivent sur pelouses avec du trèfle et de la luzerne pour plus de fertilité mais ils rendent les pommes de terre sensibles au mildiou.

- Le figuier
est une des rares plantes à se plaire en milieu urbain.

- Le noyer
Les feuilles de noyer exsudent une substance, la juglone qui inhibe les autres plantes et empêche aussi les noix de germer. Ce phénomène avait été remarqué par Varron au 1er siècle avant J.C., il avait constaté que la terre était stérile autour d’un noyer. Les espèces américaines semblent porter préjudice aux pommiers, aux solanacées, aux rubus et à d’autres plantes ornementales.

- Le noisetier
s’associe avec les jacinthes sauvages et les primevères.

- Les châtaignes
sont plus saines si elles poussent auprès des chênes.

Edmond Bongrand