Doryphore de la pomme de terre

Bien connu sur les cultures de pomme de terre, le doryphore a fait par le passé des dégâts considérables sur cette production et reste aujourd’hui un ravageur redouté.

En effet, ce coléoptère jaune rayé de noir et sa larve rouge orangé ponctué de points noirs sur les cotés, sont capables de détruire en totalité le feuillage des pommes de terre.

Cet insecte, inféodé à la famille des Solanacées, vit préférentiellement sur les pommes de terre, à défaut il peut s’attaquer aux aubergines, tomates et Solanacées sauvages (morelle noire, morelle douce amère).

Les insectes adultes hivernent dans le sol et sortent en avril-mai. Les œufs, orangés, sont déposés à la face inférieure des feuilles. Comme les adultes, les larves se nourrissent du feuillage, puis au bout de deux à trois semaines s’enfouissent dans le sol pour se nymphoser. Les adultes sortent en juillet, s’alimentent abondamment et s’enterrent pour hiverner jusqu’au printemps suivant. Dans le midi, il peut y avoir une 2ème génération

Lutte

La lutte est obligatoire dans les régions exportatrices de pommes de terre et de légumes.

Au jardin, il est possible de recueillir manuellement les premières pontes et les premiers adultes.

La lutte chimique doit être dirigée contre les larves, les adultes étant insensibles aux insecticides.

Il est possible de jumeler la lutte contre le doryphore et le mildiou en utilisant des bouillies mixtes insecticide-fongicide.

A noter que selon certains avis, les produits cupriques ont un effet répulsif vis à vis des doryphores.

Maryvonne Decharme